Expo photo : "Traces - un homme, des mots, un lieu" de Benoît Capponi.
Lundi 25 Mai

Expo photo : "Traces - un homme, des mots, un lieu" de Benoît Capponi.

Temps fort et rencontre avec le photographe le jeudi 28 mai sur la thématique : "Temps et photographies".

Quoi?

Exposition

Où ?

L'aiguillage - Salle d'exposition de La Bifurk
2, rue Gustave Flaubert
38000 Grenoble France

Quand ?

Début :
Fin :

Combien ?

Comment y accéder ?

Du 25 mai au 13 juin l'Aiguillage accueille le photographe Benoît Capponi et son exposition "Traces".
Ouverture les mercredis de 15h à 20h, les samedis de 10h à 15h, et sur rdv.

Temps fort et rencontre avec le photographe le jeudi 28 mai sur la thématique : "Temps et photographies".

Un siècle après, Benoît Capponi nous présente des photographies de lieux évoqués dans des écrits de soldats de la première guerre mondiale. Il nous propose une autre lecture que celle d'un carnet ou d'une lettre, en nous montrant que ce coin de forêt, ce bord de route, ce champ aujourd'hui cultivé, ont été le théâtre de tant de drames humains.


"Il y a une forme d'incompréhension, ou plutôt de vertige halluciné pour quiconque a parcouru carnets et lettres, récits et souvenirs de soldats du front de la première guerre mondiale. Une sorte d'incrédulité devant ces photographies d'époque représentant des hommes, vivant ou mourant dans des paysages lunaires détruits par le feu et par le fer. Un pressentiment qu'il est au dessus de nos capacités non pas de comprendre, mais plutôt d'appréhender dans toutes ses dimensions ce qu'ont pu être la vie, les souffrances physiques et morales, la mort de ces millions d'hommes venus du monde entier.

Et pourtant, chacun des soldats de cette multitude l'a vécu, cela a été une réalité tangible, de chair et de larmes. La seule évocation de morts par millions, par l'énormité du chiffre, suffit à faire toucher du doigt le gouffre qui nous sépare aujourd'hui de la réalité vécue par chacun d'eux.
C'est horrible, mais cela, avec le temps, devient de plus en plus abstrait.

Qu'en reste-t-il?

Au bout d'un siècle, alors que la plupart de ces hommes sont passés, au fil des décennies, du registre de l'affectueux et du sensible des parents et des proches à celui, désincarné, lointain, des ancêtres, froidement noyés dans la multitude et les généralités de l'histoire.

Les lieux, peut-être?
Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui?
A quoi ressemblent-ils?

Ils doivent être bien loin ces paysages désolés et lunaires, bouleversés, des photographies d'époque. Et pourtant c'est bien là, c'est cette même terre, ces même roches qui ont été le théâtre de ces millions de drames humains. Ceux, précisément, racontés dans ces carnets et ces lettres, ces notes et ces souvenirs.

Et s'il était possible de les retrouver et de les photographier, ces lieux?
De tenter, par l'évocation artistique et ce qu'elle permet d'émotion, de retrouver du sensible?"
Du 25 mai au 13 juin l'Aiguillage accueille le photographe Benoît Capponi et son exposition "Traces".
Ouverture les mercredis de 15h à 20h, les samedis de 10h à 15h, et sur rdv.

Temps fort et rencontre avec le photographe le jeudi 28 mai sur la thématique : "Temps et photographies".

Un siècle après, Benoît Capponi nous présente des photographies de lieux évoqués dans des écrits de soldats de la première guerre mondiale. Il nous propose une autre lecture que celle d'un carnet ou d'une lettre, en nous montrant que ce coin de forêt, ce bord de route, ce champ aujourd'hui cultivé, ont été le théâtre de tant de drames humains.


"Il y a une forme d'incompréhension, ou plutôt de vertige halluciné pour quiconque a parcouru carnets et lettres, récits et souvenirs de soldats du front de la première guerre mondiale. Une sorte d'incrédulité devant ces photographies d'époque représentant des hommes, vivant ou mourant dans des paysages lunaires détruits par le feu et par le fer. Un pressentiment qu'il est au dessus de nos capacités non pas de comprendre, mais plutôt d'appréhender dans toutes ses dimensions ce qu'ont pu être la vie, les souffrances physiques et morales, la mort de ces millions d'hommes venus du monde entier.

Et pourtant, chacun des soldats de cette multitude l'a vécu, cela a été une réalité tangible, de chair et de larmes. La seule évocation de morts par millions, par l'énormité du chiffre, suffit à faire toucher du doigt le gouffre qui nous sépare aujourd'hui de la réalité vécue par chacun d'eux.
C'est horrible, mais cela, avec le temps, devient de plus en plus abstrait.

Qu'en reste-t-il?

Au bout d'un siècle, alors que la plupart de ces hommes sont passés, au fil des décennies, du registre de l'affectueux et du sensible des parents et des proches à celui, désincarné, lointain, des ancêtres, froidement noyés dans la multitude et les généralités de l'histoire.

Les lieux, peut-être?
Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui?
A quoi ressemblent-ils?

Ils doivent être bien loin ces paysages désolés et lunaires, bouleversés, des photographies d'époque. Et pourtant c'est bien là, c'est cette même terre, ces même roches qui ont été le théâtre de ces millions de drames humains. Ceux, précisément, racontés dans ces carnets et ces lettres, ces notes et ces souvenirs.

Et s'il était possible de les retrouver et de les photographier, ces lieux?
De tenter, par l'évocation artistique et ce qu'elle permet d'émotion, de retrouver du sensible?"
Quoi?

Exposition

Où ?

L'aiguillage - Salle d'exposition de La Bifurk
2, rue Gustave Flaubert
38000 Grenoble France

Quand ?

Début :
Fin :

Combien ?

Comment y accéder ?

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